vendredi 25 juillet 2008

Ensemble à nouveau


Te regarder finalement. Trouver cet espace de dialogue qui nous manquait. Briser le lien du silence:

- Nous voilà.
- Oui, nous voilà.
- Pourquoi maintenant, pourquoi c'est de cette façon là ? Pourquoi avec la douleur?
- Parce qu'il fallait que tu m'écoute finalement. Parce que tu m'ignorais , tu me rejetais. Pourquoi?
- J'avais peur de souffrir si je t'écoutais, peur de tout ce que tu pourrais me dire, peur de ce que je ferais, peur de moi-même.
- Pourtant, je suis une partie de toi-même. Je ne peux que t'aider.
- Comment?
- Accepte la frustration.
- Je l'accepte.
- Elle te dit: Tu es ce que tu vis, et autre chose aussi. Tu n'es pas seulement ce que tu crois.
- Ça libère !
- Et la peur, accepte la peur.
- Je l'accepte.
- Elle te dit: Tu m'as fondée sur des hypothèses et des si qui n'existent pas. Je ne suis même pas là.
- Ça soulage.
- Accepte la laideur.
- Je l'accepte.
- Elle te dit: Je ne suis pas laide, ils m'ont difformée, ils m'ont maquillée à leur guise. Regarde moi à travers tes yeux et non les yeux des autres.
- Tu as toujours était belle.
- Et maintenant, approche, mets moi dans ton cœur. Nous voilà ensemble à nouveau.

2 commentaires:

[Nicolas] a dit…

Intéressant ce blog. Nous avons tous intérêt à accepter la peur, car elle cache nos désirs. Un jour on trouve (peut-être) le courage d'aller au devant et le désir peut se concrétiser... ou non! Car la vocation d'un désir est parfois de ne rester que sous cette forme. Il n'empêche qu'il faut continuer à l'entretenir, car c'est ce qui nous fait vivre.

Chiron a dit…

Nicolas, la peur...

Le désir c'est cette voix enfantine, curieuse, avec des grands yeux ouverts sur le monde, rebelles dans l'absence de toute malice, dans la présence de l'envie d'une découverte.

Le désir, comme tu as dit, c'est ce qui nous fait vivre, c'est le trésor qui nous reste d'un monde qu'on feinte.

 
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